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mardi 1 janvier 2019

Les échecs dans tous leurs états


    Avec les fêtes, peut-être avez-vous voulu offrir un beau jeu d’échecs à quelqu’un de votre entourage ou à vous-même. Il n’y a que l’embarras du choix tant l’imagination des sculpteurs de pièces est débordante, nous offrant des jeux des plus sophistiqués aux plus épurés, pour tous les styles, tous les goûts (et tous les prix). De ce fait, loin de moi la prétention de vous proposer une sélection, qui serait forcément dérisoirement incomplète. Après avoir remarqué que ces pièces, pour belles qu’elles soient, n’en sont pas moins très perturbantes pour l’amateur du noble jeu habitué au traditionnel modèle Staunton, j’ai plutôt voulu vous proposer une rubrique de Noël/fin d'année qui traiterait en images de la question : « Jusqu’où un jeu d’échecs peut-il être déstabilisant pour un joueur, si l’on écarte le cas des pièces inhabituelles ? » Ne reste donc que l’échiquier à triturer et on pourrait penser qu’il n’y a guère moyen de proposer des solutions originales… Erreur, erreur, comme j’espère vous le prouver ci-dessous.
   Un échiquier, c’est un plateau de 64 (8x8) cases carrées alternativement noires et blanches… Vraiment ? Ce n’est pas forcément un plateau à un seul niveau. Quand on admet cela, on obtient  plusieurs solutions possibles pour déstructurer nos certitudes :

Photo 1 : Trois niveaux de jeu où l’on peut déplacer un cavalier de b1 du plateau haut à c3 du plateau bas. A votre esprit de reconstruire l’ensemble de la disposition des pièces en 2D seulement. 

Une autre version 3D effectivement jouable 

Pour finir avec deux versions artistiques, l’une totalement inapplicable à une partie réelle sans de profondes modifications des règles et l’autre jouant mieux que la précédente sur le trompe l’œil et l’erreur de perspective, le jeu préféré de Max Escher. 



Les cases ne sont pas forcément de « bêtes carrés ».
    
      Le fait qu’elles soient noires et blanches n’est qu’une commodité de l’esprit et ne sert en réalité à rien. La case blanche à droite n’est qu’une convention pour standardiser la notation d’une partie mais on aurait pu imposer la case noire à droite sans que la face du monde en soit changée. 
Les cases peuvent donc être toutes de la même couleur…


Ou vous pouvez ne matérialiser que les cases blanches.


Si ces solutions blafardes ne vous plaisent pas, rien n’empêche des échiquiers multicolores


Ou ton sur ton.
Pour finir ce rapide tour d’horizon, nous avions parlé de cases carrées avec un plateau horizontal et des pièces perpendiculaires à l’échiquier. Tout ceci peut être battu en brèche. 

Quoiqu'il en soit de la souplesse de votre esprit, le jeu d'échecs avec ses possibilités infinies, offre aux adversaires un monde, ou plus exactement des mondes multiples dans lesquels on peut se plonger avec bonheur... en faisant toutefois attention de ne pas s'y noyer !





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